L’entretien d’une toiture végétale

L’entretien d’une toiture verte est une opération indispensable, qui garantie la pérennité du complexe étanchéité-végétalisation. Qu’elle soit intensive ou extensive, la végétalisation de la toiture est suivie par plusieurs périodes d’entretien successives.

Voici tout ce que vous devez savoir sur l’entretien des toitures écologiques.

Pourquoi entretenir un toit végétalisé ?

Toute toiture nécessite un soin particulier ; entretenir la couverture végétale est essentiel pour assurer le bon développement des plantes, et pérenniser la durée de vie de son étanchéité. L’objectif est d’obtenir une couverture végétale de 80 %, mais surtout de maintenir ce taux dans le temps.

L’entretien d’une toiture, c’est aussi la valorisation de son immeuble ou de sa maison, et l’assurance d’un bon rendu esthétique toute l’année. La végétation étant un élément vivant, elle évolue et vit selon les saisons ; par conséquent, elle va croître et produire un poids supplémentaire et des déchets naturels réguliers.

Les opérations d’entretien permettent ainsi d’assainir votre toit végétal, en limitant la prolifération d’herbes invasives, ou les feuilles mortes pouvant boucher les systèmes d’évacuation des eaux.

L’entretien de l’étanchéité

L’entretien de l’étanchéité (DTU série 43) est également primordial, et doit être contrôlé 1 fois par an. Il fait l’objet d’un contrat, qui comprend :

  • L’inspection de l’étanchéité, le contrôle de la toiture (bandeaux, murs, acrotère, etc) et l’observation des relevés d’étanchéité,
  • Le nettoyage général, des joints et des orifices d’évacuation des eaux de pluie et trop-pleins,
  • La remise en état des protections des zones stériles et chemins de circulation.

L’arrosage de la toiture

Quelle que soit la localisation du projet, la présence d’un point d’eau est indispensable. Il doit permettre un arrosage ponctuel, que ce soit à l’installation des végétaux ou en période de sécheresse.

Le fournisseur du système de végétalisation doit indiquer les prescriptions d’arrosage préconisées pour son produit, ainsi que la fréquence. Selon le type de végétalisation, il peut s’agir d’un goutte-à-goutte, d’aspersion ou encore d’une capillarité ou toile d’irrigation.

L’irrigation d’un toit végétalisé dépend de plusieurs paramètres : la zone climatique, l’environnement, l’exposition, les caractéristiques de la toiture ainsi que le type de végétaux choisi.

L’automne, saison idéale

Qu’il s’agisse d’une végétalisation extensive ou intensive, les opérations doivent être ciblées en fonction des saisons. L’automne est le moment idéal pour un passage de contrôle, notamment pour évacuer les déchets verts pouvant encombrer les dispositifs d’évacuation des eaux pluviales, et gêner la couche d’étanchéité du toit. C’est également la bonne saison pour désherber et bouturer d’éventuelles zones restées vierges.

Les périodes d’entretien

Entre la mise en place de la végétation et après la réception de l’ouvrage, plusieurs étapes d’entretien se succèdent.

La période de parachèvement

Il s’agit de la période comprise entre l’installation de la végétalisation et la réception de l’ouvrage. Elle varie en fonction des conditions de coordination du chantier. Durant cette période, l’entretien de la toiture est à la charge du maître d’œuvre.

Dès réception de l’ouvrage, c’est le maître d’ouvrage qui devra s’en charger. Après installation de la végétalisation, les Règles Professionnelles distinguent deux périodes d’entretien : la période de confortement et la période d’entretien courant.

La période de confortement

Intervenant juste après réception de l’ouvrage, cette période a pour objectif d’obtenir un taux de couverture végétale minimum de 80 %. La reprise dépend des espèces de plantes choisies et du mode d’installation de la végétation. La période de confortement comporte un nombre de visites d’entretien plus important, qui doit faire l’objet d’un contrat.

Ce dernier doit prévoir :

  • Le désherbage manuel des végétaux indésirables,
  • L’arrosage et la fertilisation complémentaire,
  • Le remplacement d’éventuels végétaux morts,
  • Les semis ou plantations complémentaires en cas de défauts de reprise de la végétation,
  • La remise en place de la couche de culture en cas de déplacement dû au vent ou la pluie…

La période d’entretien courant

Quel que soit le système de végétalisation, il convient de maintenir un entretien régulier de la toiture. La période d’entretien courant débute dès lors que le taux de couverture végétale atteint les 80 %.

Les principales opérations d’entretien courant sont :

  • Le nettoyage et le désherbage des surfaces, notamment autour des évacuations d’eau de pluie,
  • En cas de besoin, l’éventuel semis et/ou fertilisation,
  • La maintenance du système d’arrosage automatique (entretien et purge du réseau avant l’hiver, et remise en service au printemps)
  • Selon la végétalisation en place, la tonte, le fauchage et la taille.

La végétalisation extensive est composée d’un tapis végétal d’espèces très résistantes, comme le sedum. Elle nécessite très peu d’entretien, ces vivaces n’ayant besoin que de très peu d’arrosage. 1 à 2 passages par an sont suffisants, afin d’enlever les mauvaises herbes.

La végétalisation semi-intensive comporte une végétation plus élaborée, et exige un entretien plus conséquent. Elle nécessite 3 à 4 passages par an, pour des opérations de désherbage, de coupe et d’élagage selon la nature des végétaux (graminées, arbustes, buissons…).

La végétalisation intensive constitue un véritable jardin installé sur une toiture-terrasse. Cet écosystème exige un arrosage et un entretien très fréquent, et doit faire l’objet d’une intervention professionnelle.

L’entretien d’une toiture végétale est avant tout l’affaire de professionnels spécialisés. Il peut s’agir de votre installateur, un horticulteur spécialisé ou de toute entreprise agréée dans le domaine.

La toiture vue par les professionnels